Leur version mambo de La panthère rose a fait danser jusqu’au Japon avant qu’une maison de disques ne s’intéresse à eux. Composé de jeunes musiciens venus du rock ou du classique, La-33, qui tire son nom d’une rue de Bogotá où le combo a son local de répétition, fraye son chemin en marge des balises de l’industrie de la musique tropicale, ouvrant la voie à une scène salsa alternative en pleine expansion.
Son deuxième opus affine une formule qui revisite les sonorités classiques du genre dans ses styles new-yorkais (Descarga 33, La rumba buena, La tormenta) ou colombien (Plinio Guzman, La fea), à la faveur d’une attitude rock et contemporaine. Une galette qui restitue l’énergie dont font preuve sur scène les douze membres d’un orchestre qui fut l’une des sensations latines des festivals de l’été.